Des banquiers gros comme des chats

Enfant durant la deuxième guerre mondiale, mon père passait des heures à pourchasser des rats à travers les décombres qui jonchaient les villes et les campagnes polonaises. Mais des rats comme ça, nous décrivait-il,  en gonflant ses bras et nos yeux. Car la prolifération de nourriture cadavérique les engraissaient à un tel point qu’on aurait dit des chats – mais un peu moins mignons, pour être juste.

Quoique les rues sont dépourvues de corps, le calvaire économique gavent de nos jours une autre saloperie : le banquier.

Après avoir été directement complices à la création de la bulle immobilière aux Etats-Unis et avoir participé à l’amplification de produits financiers douteux, les banquiers se font la grande bouffe des contribuables pour sauver leur peau bien rose, en laissant sous leurs petites pattes noires des corps éperdus, tellement sonnés par le cataclysme qu’ils ne réalisent même plus qu’ils nourrissent eux-mêmes la cause de la maladie contagieuse.

L’expansion financière a certes eu de nombreux advantages. La liquidité du crédit a permis à un individu de surmonter la barrière salariale et de s’endetter, lui permettant ainsi un investissement qui l’arrache de son statu-quo économique et social. Ceci s’applique tant au niveau individuel que sociétal.

Mais un système financier qui permet à un groupuscule de prendre en otage la société par son avarisme, la vider de son sang et réclamer une rançon pour la libérer squelettique mais sauve, n’est qu’un engin qui nous tourbillone en vidant de notre potentiel.

Laisser les banques américaines faire faillite serait néanmoins une grave erreur, comme l’histoire de la grande dépression nous a bien instruit. Il faut avaler des médicaments qui nous arrachent le ventre, accepter la violation de notre bons sens pour éviter la très réelle possibilité de nous retrouver le ventre vide.

Par-contre, ce serait le meilleur temps de méditer sur les supposés bien-faits d’un système banquaire monopolistique qui entrave la stabilité économique des citoyens au bénéfice royal de certaines personnes qui agissent avec impunité. Une régularisation stricte et imperméable aux changements ideologiques, avec une participation des citoyens ne peut nous faire du mal. Ne soyons pas naifs. Sans bouger, on nous mangera tôt ou tard.

Advertisements

2 Comments

Filed under Uncategorized

2 responses to “Des banquiers gros comme des chats

  1. Пора переименовать блог, присвоив название связанное с доменами 🙂 может хватит про них?

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s